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Les entrepreneurs québécois font-ils preuve d’audace?

Selon un sondage réalisé par la Fondation de l’entrepreneurship, en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec, le dynamisme entrepreneurial peut être évalué selon certains indicateurs. Dans l’ensemble, en 2013, les principaux résultats du dynamisme entrepreneurial au Québec sont généralement inférieurs à ceux obtenus dans le reste du Canada. Toutefois, certains indicateurs…

24 septembre 2013 par Centre local de développement de la Vallée-du-Richelieu

Selon un sondage réalisé par la Fondation de l’entrepreneurship, en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec, le dynamisme entrepreneurial peut être évalué selon certains indicateurs.

Dans l’ensemble, en 2013, les principaux résultats du dynamisme entrepreneurial au Québec sont généralement inférieurs à ceux obtenus dans le reste du Canada. Toutefois, certains indicateurs évoluent positivement et l’écart défavorable du Québec avec le reste du Canada demeure stable par rapport à 2012.

Les intentions de se lancer en affaires (14,8 %) dénotent un potentiel pour la création d’entreprises dans les années à venir, au Québec :

  • Le pourcentage chez les jeunes est encourageant, avec près du double de celui de la population totale (18 ans et plus) ;
  • Le taux d’intention global demeure toutefois inférieur à celui du reste du Canada (21,2 %) ;
  • Les démarches en vue de démarrer une entreprise (6,3 %), un peu faibles, indiquent que les intentions ne se répercutent pas suffisamment en actions concrètes.

Les individus qui font des démarches en vue de créer (ou reprendre) une entreprise au Québec sont beaucoup plus nombreux que dans le reste du Canada à identifier les programmes gouvernementaux comme source de financement potentiel, alors que l’inverse prévaut en ce qui concerne l’utilisation de capitaux personnels. Le réflexe de recourir à l’État plutôt qu’à d’autres sources semble toujours bien ancré au Québec, une stratégie discutable.

L’option de reprendre une entreprise (et d’en assurer la continuité) est nettement inférieure à celle d’en créer une de toutes pièces chez les entrepreneurs potentiels. Le choix, sans équivoque, est préoccupant sachant que près du tiers des propriétaires d’entreprise veulent prendre leur retraite d’ici les 10 prochaines années.

Le taux de propriétaires d’entreprise au Québec (11,4 %) est inférieur à celui du reste du Canada (16,3 %), mais il semblerait s’amoindrir par rapport à 2012, une bonne nouvelle. Les propriétaires d’entreprise du Québec ont de l’expérience en affaires, un savoir à réinjecter auprès de la relève entrepreneuriale.

Investissements de départ et croissance envisagée

Les investissements totaux requis pour se lancer en affaires par les propriétaires d’entreprise actuels sont en grande majorité compris entre 0 et 100 000 $, une indication que l’entrepreneuriat serait à la portée financière de ceux qui veulent faire le saut.

Les entrepreneurs qui visent la croissance de leur entreprise au cours des trois prochaines années sont moins nombreux au Québec (32,8 %) par rapport à ceux du reste du Canada (44,2 %), une situation préoccupante.

La présence actuelle des propriétaires du Québec sur les marchés internationaux est similaire à celle du reste du Canada. Les autres, ceux qui n’y sont pas, sont cependant deux fois moins nombreux à entretenir l’ambition d’être actifs à l’international, un jour (Québec : 15,2 % ; Reste du Canada : 31,6 %).

Perspectives d’innovation

Dans l’ensemble, les entrepreneurs québécois accordent de l’importance à la dimension de l’innovation pour leur entreprise, une bonne nouvelle. Toutefois, ils l’affirment avec un peu moins de force que ceux du reste du Canada. Les propriétaires d’entreprise du Québec entretiennent parfois des réserves quant à l’importance de l’innovation (selon le secteur, le marché, etc.).

Le tiers des propriétaires d’entreprise au Québec prévoient investir des ressources financières afin d’innover au cours de la prochaine année, peu importe la forme que prendrait l’innovation (produit, procédé, etc.). La situation financière de l’entreprise ainsi que l’absence d’intention favorable constituent les principaux freins à l’innovation.

Perception de l’entrepreneur et de l’entrepreneuriat

La population du Québec perçoit l’entrepreneur et l’entrepreneuriat très positivement, et ce, de façon plus marquée que dans le reste du Canada. La population admire les entrepreneurs, entre autres parce que ce sont des gens passionnés.

Les indicateurs de capacité, de situation financière et de réseau sont à surveiller au Québec :

  • Le pourcentage d’individus qui s’estiment compétents et capables de se lancer en affaires est un peu faible (36,1 %) ;
  • Les individus jugent en forte majorité que leur situation financière ainsi que leur réseau de contacts ne leur permettraient pas de se lancer en affaires.